Piqué dans une olive à Martini, tu décores un verre à pied, noyé d’alcool. Ton arythmie fait des vagues dans cette si petite surface, et tu voudrais juste flotter un peu, t’imbiber, devenir lourd et te couler au fond de ce verre. J’ai toujours su que mon cœur allait lâcher, qu’un jour je lui en ferais trop boire et qu’il ne répondrait plus en pulsations. Dans son petit souffle présent en bas à gauche, il m’alertait de ses signes en alarme d’incendie. Juste des tests. Et puis ce matin, il a bondi, s’est déréglé comme une horloge de mécanique rouillée, et a chu sur le sol. Fini l’olive à Martini, fini les effluves d’alcool, mon cœur était en deux, petit et joli, et je ne savais pas s’il se ressouderait. Comme un matin on se réveille et on sait que l’on aime plus.






