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Les cons sommations

23 janvier 2012

J’ai la sagesse d’une veille tortue. Celle qui est rugueuse, qui à la tête moche mais bien pleine et qui sait se carapacer quand ça dérape. Lentement mais sûrement, je m’enlise dans des sables trop chauds. Cette terre me cramera de son changement climatique. Au pays du grand froid, dans un temps de labeur sentimental difficile, les jeunes loups guettent leurs proies. Ce qu’ils savent, ce qu’ils connaissent, c’est la consommation. Ils n’en ont pas conscience, c’est inhérent à leur génération. De sa propre nature, naît une culture. Il est plus plaisant de séduire dix personnes différentes, que de reconquérir dix jours de suite la même personne. C’est surtout moins risqué et plus facile. Le seul mot qui goute bon à la bouche, c’est le jujube du changement. Pourtant parfois, on avait cru voir dans quelque chose de respirable la possibilité d’avoir du temps, d’avancer en vieille tortue, de ne pas se décourager de fatigue, et finalement ne devenir plus qu’un contact de plus sur un cellulaire dont les capacités en Go augmentent toujours plus. On est obèse. On a la mal bouffe des relations-pop/porn : un cinéma, une petite levrette et puis s’en va. Alors on est condamné amour. Mange ton cœur et finis bien ton assiette.

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16 septembre 2010

 

Comme ce bienheureux qui me regarde dans les yeux et dit et répète que non, jamais, rien. J’avais oublié que tu étais un homme ordinaire. Je t’avais placé dans la case des indescriptibles, des nouveaux géants et finalement tu n’es qu’un petit. Le mot ami n’était pas encore arrivé jusqu’à toi qu’il vient déjà de s’évaporer. Je me retrouve sur le trottoir, seule et titubante, mon café au lait froid et mon monde parallèle qui s’effondre. Comment continuer de t’envisager quand dans mon réel tu me fais mal. Je t’aurais vraiment tout laissé ici, des milliers de mots rien que pour mon secret, des lignes que tu aurais lues en les comprenant trés bien, des pixels où le jeu aurait pu durer toute une vie. Et de douter à chaque fois que la frontière de mes deux mondes se brisent pour un amour ou un grand vide, je n’ai comme plus l’envie qu’on se retrouve. Alex et sa skizophrénie, le coeur perdu sur le bord, déploie les grands moyens pour t’arracher de son corps et se libérer de la contrainte de devoir finir ses phrases par des points de suspension…