Chauffer, puis refroidir. D’un état à l’autre de ma perception, je me sens comme un alambic rouillé au goût de souffre, qui ne sait plus trop s’il va cracher un délice ou un poison. L’objet de mon désir et si proche du fond de mon verre, que même en y léchant toutes les goutelettes, il ne viendrait pas. La cohabitation de certains liquides peuvent découler en de somptueux mélanges ou d’agréables vomis, tout est question de dosage. Je m’efforce donc de jouer au « rien vu, rien pris », plutôt que de croire que derrière ce regard, il s’en dit long des courtes amours qui s’évanouiront avant de vraiment naître. Pourquoi s’aventurer à de dangeureux cocktails, autant boire le même et finir par ne plus être tout à fait saoul.





