Archives de la catégorie : ‘Dans ma rue’

Tristesse

9 avril 2012

Parfois on ressent de la tristesse, un « état naturel ou accidentel de mélancolie, de chagrin ». C’est juste qu’un grand vide qu’on pensait pouvoir effacer revient. Un temps, on s’occupe les moindres minutes et puis on s’espace, on se distance et la tristesse arrive. C’est qu’on voudrait être ailleurs, loin de ces quatre murs au papier d’avalé, loin de ces briques, de ce jardin en friche, de ces vélos rouillés, de cette télé allumée qui fait du mauvais bruit. On voudrait être là-bas, à côté de ses bras, toucher ses mains, prendre ses yeux, sourire des malentendus, dire oui aux erreurs, comprendre que la mémoire nous joue des tours que seule l’écriture tremblante apaise. Ses souvenirs tricotés tous les jours m’arrivent avec un décalage horaire pris dans les nuages. Parfois c’est la tempête, parfois un franc soleil. Sa présence silencieuse me manque tellement. Elle m’habite de trop loin.

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Carré rouge

22 mars 2012

J’ai appris des connaissances, des théories, des théorèmes. J’ai appris le souvenir, la mémoire et l’histoire. J’ai appris des livres, des citations, de la poésie. J’ai appris à réfléchir, à construire ma pensée, à argumenter. J’ai appris à regarder et à créer. J’ai appris à aimer apprendre. J’ai appris à me construire, à m’engager. L’opportunité d’apprendre à une valeur qui ne se chiffre pas en dollars. Nous avons trop pris de coups. Nous sommes rouges. Nous sommes 200 000. Nos cœurs bondissent car nous sommes l’avenir d’un Québec qui est en train de s’amputer en commençant par la tête.