Sa langue était parfaite. Les mots qui en sortaient et les articulations qui s’en dégageaient généreusement déliés. Je marchais dans le froid et pourtant mes mains se cachaient, regardaient sa bouche, son antre qui menait vers un chemin humide. Puis tout devient rose, habillé de soin et de sens. Je pesais chaque milligramme de douceurs. Comme j’étais perdue dans cet espace trop immense pour contenir tout ce que je penserai de lui. Parce qu’on peut être troublé par juste trois centimètres de peau, on peut basculer dans la nuit et finir avec des rougeurs sur tout le corps, plus tellement en dedans, complètement dans un ailleurs qui tant qu’il dure nous fait penser que nous sommes des exilés, des excités, des excentriques et que tout ces classés x font de nous des tragédiens : « des personnages hors du commun en proie à un destin exceptionnel mais malheureux ». Restaient les petits matins où l’on sait que les combats ne sont plus dans les plis des draps mais plutôt dans les creux des pavés. Il est où l’espoir ? Il est dans la langue.
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