Les petits matins où le vent s’est glissé par mes yeux, créant un cyclone humide et moite, je vois trouble. Ma vision de loin n’est qu’un vague champ d’incertitudes. L’éternel chemin, toujours le même. Rien qui ne bouge et pourtant un petit quelque chose de différent s’installe. Je rêve, perdue dans mon labyrinthe, que je ne trouve jamais la sortie, celle où tu m’attends en buvant ton café. Je ne sais pas que tu es juste à coté de moi, derrière une fine cloison de certitudes, de briques solides qui ne s’effritent jamais. À coups de poings je frappe jusqu’à ne plus avoir de peau. On se rapproche. Je voudrais temps que tu t’accroches à ce fil tendu au dessus de moi, ce fer solide qui maintient mon toi. Le regard perdu dans le fleuve, ma tranquillité est venue s’effondrer dans la vase et stagne entre deux eaux.
.






