J’ai choisi. Un chapeau accroché au mur, un peu mou, c’est un comme moi qui observe. Je regarde ceux qui passent sous mes yeux, et je me déconfite. Même avec de jolis couleurs, je n’ai pas trouvé une tête à couvrir. Choisit-on, où est-on choisi ? Le plus important est-ce ce que l’on fait ou ce que l’on ne fait pas. Si je m’accroche au mur, je décide de ne pas tomber, mon inaction détermine le fait que je ne veux pas chuter. Alors, je me ramollis sous les poussières fibreuses de l’hiver, et tente d’avoir de l’allure, parce sur le mur, je suis seule. On me voit comme un fantôme, une présence au coin de l’œil rassurante et inquiétante à la fois. Un jour je serais une relique.






