Tu m’avais laissé une tempête de neige sous le crâne, un endroit où il fait trop froid, où on se sent glacé. Y’avait pourtant des pépites de chaleur qui semblaient vouloir éclairer cet hiver tout blanc, mais la tempête ne cessait pas. J’en laissais des marques rapides, à bruits menus, qui s’effaçaient avec le vent. Quel beau cadeau que cette tempête, des débris éparpillés, des bribes de souvenirs enterrées resservies avec tes larmes comme pour mieux passer le goût amer de cette dégustation. Je pleurais de la neige et les stalactites poussaient sous mes yeux. La chaleur de mon cœur pour toi ne les réchauffait pas : je t’avais perdu dans tes dépendances et tu m’avais rasé le crâne de tristesse. Après ça, mes cheveux ne repousseraient plus comme avant.






