Archive pour septembre 2010

Septembre, en attendant

29 septembre 2010

 

J’ai comme une envie de ranger l’été au fond du placard, l’enfermer dans un sachet de lavande qui embaumera mon automne de son odeur oubliée : juste une pointe de parfum ici et là pour me rappeler que les jours raccourcissent autant qu’ils ont crûs, que si l’ombre devient plus grande en son temps c’est pour mieux qu’on se nourrisse de la rareté du soleil. Il suffira juste que je respire cette poudre pour me redonner les couleurs du dehors et laisser entrer cette nébuleuse mélancolie qu’on attend comme un amant : avec impatience, envie et regret. L’égratignure d’une vie trop remplie qu’on en oublie de réfléchir. Je cicatrise vite. Je suis une mélancolique rejetée par la tristesse.

 

16 septembre 2010

 

Comme ce bienheureux qui me regarde dans les yeux et dit et répète que non, jamais, rien. J’avais oublié que tu étais un homme ordinaire. Je t’avais placé dans la case des indescriptibles, des nouveaux géants et finalement tu n’es qu’un petit. Le mot ami n’était pas encore arrivé jusqu’à toi qu’il vient déjà de s’évaporer. Je me retrouve sur le trottoir, seule et titubante, mon café au lait froid et mon monde parallèle qui s’effondre. Comment continuer de t’envisager quand dans mon réel tu me fais mal. Je t’aurais vraiment tout laissé ici, des milliers de mots rien que pour mon secret, des lignes que tu aurais lues en les comprenant trés bien, des pixels où le jeu aurait pu durer toute une vie. Et de douter à chaque fois que la frontière de mes deux mondes se brisent pour un amour ou un grand vide, je n’ai comme plus l’envie qu’on se retrouve. Alex et sa skizophrénie, le coeur perdu sur le bord, déploie les grands moyens pour t’arracher de son corps et se libérer de la contrainte de devoir finir ses phrases par des points de suspension…