Je vomis des insectes, j’ai le cœur en balance entre le sang et l’acier, un goût qui me prend de tout crier. T’as pas la carrure de mes pensées, et même dans le silence de mes draps, tu ne me fais venir pas si facilement. Je cherche, mais tu n’as pas d’odeur, juste celle de ma sueur qui pue les papillons. Je construis des immenses échappées où je m’élance à me claquer contre le mur. Il faut bien que j’arrive à détester ces pages collées et sans avenir, pour les voir pourrir sous mes yeux qui ne veulent plus se mouiller de toi, comme ma fente. Si une seule goutte ne pouvait plus sortir de mon corps : salive, sueur, sang et sécrétion, j’aurais gagné ma bataille des sentiments qui ne transpirent plus. Des abandonnés, voilà ce que nous sommes. Des insatisfaits de nos réels amoureux qui idéalisons un concept déjà compliqué et notre intransigeance fera de nous des esclaves qui ne se trouverons jamais.






