Ça ne m’arrive pas souvent, mais quand il se passe une chose, indépendamment de toi, qui transforme des heures de travail en vent, gros vent rempli de poussière, c’est frustrant. L’énergie, la matière grise, le soin des mots et tout part pour Toronto pour finalement s’échouer bien trop tard sur un bureau. La colère, elle m’a rongée pendant deux minutes et trente-sept secondes, le temps qu’il m’aura fallu pour réaliser qu’elle ne servirait à rien, si ce n’est puiser dans mes ressources. Mon mal d’épaule était revenu, de crispations trop étroites, j’étais partie à la déroute des interdits. A travers mon téléphone, j’ai tué l’homme qui me parlait d’un trop long silence et d’une respiration assassine : assume ta connerie, et raccroche !






