Comme ça détend d’avoir les mains dans le riz collant et de rouler sans considération des sushis. C’est comme une vie qu’on étale, on choisit des mélanges insolites, on resserre le tout et ça prend la forme d’un rouleau long noir et sans fin. Le goût dans la bouche n’est pas mal n’ont plus : avaler ses soucis, les digérer et les ressortir dans le fond de la toilette est un cycle d’épuration qui fait du bien. Et pourquoi pas s’étouffer avec, d’un petit grain coincé entre deux amygdales, qui feront venir des larmes bien méritées qui ont tant de peine à sortir en ce moment. J’aimerai pleurer des larmes de soya pour me libérer de mon samouraï, mais visiblement, sur le combat du tatami, c’est moi qui gagne au jeu du plus sensible. La cuisine est comme la vie : des expériences gouteuses qui se digèrent plus ou moins bien.






