Tu consommes. Tu remplis ton pannier de choses utiles, futiles, inutiles. Mais toujours tu sens ce vide. C’est parce qu’il y a des fuites dans ta tête et ton corps. Si elles s’échappent, c’est pour mieux les digérer de nouveau mais en plus mou. C’est comme un cycle infernal, jusqu’à ce que tout disparaisse à force de s’user. Je n’aime pas faire mon épicerie dans les supermarchés, et regarder à la loupe les cochonneries que je mange. Mais pour certains, c’est la seule alternative. Alors on pousse nos chariots et on se tait. Alors on pousse nos chariots et on se plaît.






