Tout n’est pas blanc ou noir, c’est écrit à la craie sur le tableau devant moi. Les non couleurs me rendent verte de jalousie et j’en rougis de rage. Si ma vie était une couleur, ça serait le bleu. Parce que je me cogne tout le temps sans m’en souvenir, ma peau finit par en être couverte à certains endroits, comme les petites morsures violacées qu’il me fait quand je m’étends près de lui. Dans le cou, sur le coude, à l’intérieur de mon dos, sur mon genou, sous ma langue. Mon corps est marqué de mes maux et ce malaise me tourmente en couleur.
